Cette exposition est issue d’un projet national de photovoix intitulé Queeriser les Écoles/Facultés de travail social au Canada, mené dans quatre établissements : l’UBC, l’Université York, l’Université Laval et l’Université de Regina. Par la photographie et le dialogue collectif, des personnes étudiantes en travail social issues des communautés 2S/LGBTQI+ ont partagé leurs expériences vécues dans des espaces de formation en travail social souvent présentés comme des lieux de justice sociale, mais qui demeurent néanmoins traversés par des systèmes d’exclusion et de préjudice. En tant que méthode participative, la méthode photovoix a invité les personnes étudiantes en travail social à documenter leurs réalités par les images et à saisir des moments de lutte, de résistance, de soin, de joie et de possibilité. Ces photographies sont des actes de témoignage, de narration et de transformation. D’un site à l’autre, les participant·e·s ont mis en lumière une tension commune entre inclusion et invisibilité, entre violence institutionnelle et survie queer, ainsi qu’entre ce que le travail social prétend être et ce qu’il fait réellement. En même temps, ces images révèlent la joie queer, les liens de parenté choisis et les imaginaires radicaux porteurs d’espoir. Cette exposition est une invitation à réfléchir à la signification et aux possibilités de queeriser le travail social.
- Chercheur principal : Antoine Coulombe
- Cochercheur·e·s : Hannah Kia, Kévin Lavoie, Nick Mulé, Fritz Pino
- Coordination de recherche : Daniel Gallardo Zamora
- Assistant·e·s de recherche : Andrew P. Raya, Isabelle Palin, Eliott F. Léger
Cette étude a été financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), dans le cadre du programme de Subventions de développement Savoir.